Miner du Bitcoin : guide complet du minage en 2025
Le minage de Bitcoin expliqué : fonctionnement, matériel nécessaire, rentabilité, consommation d'énergie et alternatives. Tout savoir avant de miner du BTC.
3 questions pour tester vos connaissances
Saurez-vous repondre ? Le quiz vous attend en fin d'article
Miner du bitcoin, c’est faire tourner des machines pour valider les transactions du réseau et sécuriser la blockchain. En échange, les mineurs reçoivent une récompense en BTC. Ce système - la preuve de travail (Proof of Work) - est le moteur du réseau Bitcoin depuis 2009.
Le minage a beaucoup changé. Début 2026, la difficulté dépasse 125 000 milliards, la récompense par bloc est tombée à 3,125 BTC après le halving d’avril 2024, et le hashrate global oscille autour de 900 millions de TH/s. Miner depuis son domicile avec un simple ordinateur ne rapporte plus rien. Il faut du matériel spécialisé, de l’électricité bon marché et une stratégie claire.
Ce guide couvre le fonctionnement du minage, le matériel disponible, la rentabilité réelle, la géographie du secteur, le cas du minage en France et les perspectives après le dernier bitcoin miné.
Comment fonctionne le minage de bitcoin
Le réseau Bitcoin n’a pas de serveur central. Ce sont les mineurs qui tiennent les comptes. Chaque transaction envoyée sur le réseau est regroupée dans un bloc. Pour qu’un bloc soit ajouté à la blockchain, un mineur doit résoudre un problème mathématique - trouver un hash qui respecte les critères de difficulté fixés par le protocole.
Ce processus consomme de la puissance de calcul. Le premier mineur qui trouve la solution valide le bloc, diffuse la réponse aux autres noeuds du réseau, et empoche la récompense : 3,125 BTC par bloc plus les frais de transaction. Un nouveau bloc est créé toutes les 10 minutes en moyenne.
La difficulté s’ajuste toutes les 2 016 blocs (environ deux semaines). Plus il y a de mineurs, plus la difficulté monte. Ce mécanisme garantit un rythme de création de blocs stable. C’est aussi ce qui protège le réseau : pour falsifier des transactions, il faudrait contrôler plus de 50 % de la puissance de calcul totale.
Difficulté et hashrate : les chiffres de 2025-2026
La difficulté de minage a battu des records tout au long de 2025. Elle a atteint un pic historique de 155 900 milliards (155,9 T) en novembre 2025. La compétition entre mineurs n’a jamais été aussi rude.
Le premier ajustement de 2026 a marqué une légère baisse à 146 400 milliards. Puis un deuxième recul début février a ramené la difficulté autour de 125 800 milliards. Ces baisses reflètent la sortie de certains mineurs dont les marges ne tenaient plus après le halving. Le hashrate a aussi fluctué : certains jours au-dessus de 1 milliard de TH/s (1 EH/s), d’autres autour de 900 millions de TH/s.
Pour les mineurs, ces chiffres ont un impact direct. Une difficulté qui monte = moins de BTC par machine. Le secteur a traversé ce que beaucoup décrivent comme l’environnement de marges le plus dur jamais connu, entre halving, hausse de la difficulté et incertitudes macroéconomiques.
La géographie du minage en 2026
Le ban chinois de 2021 a redistribué les cartes. Avant cette date, la Chine concentrait plus de 65 % du hashrate mondial. Aujourd’hui, la répartition est très différente.
Les États-Unis dominent. Avec environ 37 % du hashrate global, les USA sont devenus le premier pays mineur. Le Texas attire les fermes de minage grâce à son électricité bon marché (0,04 à 0,06 $/kWh), ses surplus éoliens et une régulation favorable. La Géorgie, le Kentucky et le Wyoming accueillent aussi des opérations importantes.
Le Kazakhstan et la Russie suivent. Le Kazakhstan représente environ 6 à 8 % du hashrate. Le pays offre une électricité à bas coût (centrales au charbon), mais fait face à des coupures de courant et à une régulation qui se durcit. La Russie oscille entre 5 et 11 % du hashrate selon les estimations, avec des fermes en Sibérie qui exploitent le climat froid et l’énergie hydraulique.
Les pays émergents progressent. L’Amérique latine (Paraguay, Argentine, Vénézuéla) et l’Afrique (Éthiopie, Kenya) attirent de nouveaux mineurs. Le Paraguay dispose d’un surplus hydroélectrique massif grâce au barrage d’Itaipu. L’Éthiopie mise sur ses projets hydroélectriques pour alimenter des data centers de minage. Ces pays offrent une électricité parmi les moins chères du monde.
La Chine n’a pas disparu. Malgré le ban officiel, des estimations suggèrent qu’un minage clandestin persiste, représentant peut-être 15 à 20 % du hashrate. Les opérations sont discrètes, souvent déguisées en data centers classiques.
Le matériel pour miner : ASIC contre GPU
Miner du bitcoin avec un ordinateur portable ou une carte graphique, c’est fini. Depuis 2013, le minage de BTC repose sur des ASIC (Application-Specific Integrated Circuit) - des puces conçues uniquement pour calculer des hashs SHA-256, l’algorithme de Bitcoin.
Les ASIC populaires en 2025
| Modèle | Hashrate | Consommation | Efficacité | Profit/jour* |
|---|---|---|---|---|
| Bitmain Antminer S21+ | 216 TH/s | 3 564 W | 16,5 J/TH | ~10,76 $ |
| Bitmain Antminer S21 Pro | 234 TH/s | 3 510 W | 15 J/TH | ~7,80 $ |
| Bitmain Antminer S21 XP Hydro | 473 TH/s | 5 676 W | 12 J/TH | ~17,70 $ |
| MicroBT Whatsminer M66S | 298 TH/s | 5 513 W | 18,5 J/TH | ~12 $ |
| Canaan Avalon A15XP | 206 TH/s | 3 367 W | 16,3 J/TH | ~10,26 $ |
*Profit estimé à 0,06 $/kWh, données Hashrate Index et WhatToMine - février 2025.
Le prix du matériel a chuté. En 2022, un ASIC de dernière génération coûtait environ 80 $ par terahash. En 2025, ce prix tourne autour de 16 $ par terahash. Bitmain a même lancé des promotions agressives fin 2025, avec des lots de S19 XP+ Hydro à environ 4 $ par terahash. Les GPU ne servent plus pour miner du BTC - sur l’algorithme SHA-256, un ASIC surpasse une carte graphique de plusieurs ordres de grandeur.
La rentabilité du minage : le calcul à faire
Le calcul de rentabilité dépend de quatre variables :
- Le hashrate de votre machine : plus il est élevé, plus vos chances de participer à la validation d’un bloc augmentent.
- Le coût de l’électricité : c’est le poste de dépense numéro un. En France, le tarif réglementé tourne autour de 0,25 EUR/kWh en 2025. C’est trois à quatre fois plus cher que dans les pays où le minage est rentable (0,04 à 0,07 $/kWh au Texas, en Russie ou au Kazakhstan).
- La difficulté du réseau et le hashrate global : plus la compétition est forte, plus la part de récompense par mineur diminue.
- Le cours du bitcoin : la récompense est fixe en BTC (3,125 par bloc), mais sa valeur en euros fluctue. Un BTC à 100 000 EUR change la donne par rapport à un BTC à 30 000 EUR.
Un exemple concret. Un Antminer S21+ consomme 3 564 W, soit 85,5 kWh par jour. Au tarif français de 0,25 EUR/kWh, la facture atteint 21,37 EUR/jour. Le profit brut de cette machine est d’environ 10 $ (9,50 EUR). Résultat : une perte quotidienne d’environ 12 EUR. En France, au tarif résidentiel, le minage à domicile n’est pas rentable.
WARNING
Avec un tarif résidentiel à 0,25 EUR/kWh, le minage classique en France génère une perte nette quotidienne. Le seuil de rentabilité se situe sous 0,10 EUR/kWh.
Le seuil de rentabilité se situe sous 0,10 EUR/kWh. C’est le tarif à partir duquel les marges deviennent positives pour les ASIC de dernière génération.
Miner du bitcoin en France : légalité, fiscalité, réalité
Le cadre légal
Le minage est autorisé en France. Aucune licence n’est requise pour miner chez vous ou dans un local professionnel. L’activité n’est soumise à aucune régulation spécifique - vous êtes libre de brancher un ASIC et de le faire tourner.
La fiscalité
Les revenus du minage sont classés en BNC (Bénéfices Non-Commerciaux). Vous les déclarez sur le formulaire 2042 C. Si votre activité reste occasionnelle, vous relevez du régime micro-BNC avec un abattement de 34 % sur vos recettes. Si vous minez de façon régulière et que vos revenus annuels dépassent 77 700 EUR, vous passez au régime réel. Gardez une trace de chaque BTC reçu, de sa date et de son cours au moment de la réception.
IMPORTANT
Les revenus du minage sont imposables en BNC. Conservez un historique précis de chaque récompense (date, montant en BTC, cours EUR au moment de la réception).
Le problème de la rentabilité
Avec un tarif résidentiel à 0,25 EUR/kWh, le minage classique à domicile ne tient pas la route en France. Le seuil de rentabilité pour un ASIC récent se situe autour de 0,08-0,10 EUR/kWh. Vous perdez de l’argent sur chaque kilowattheure consommé.
Trois contraintes supplémentaires viennent s’ajouter. Le bruit : un ASIC génère 70 à 80 dB, l’équivalent d’un aspirateur industriel qui tourne 24h/24. La chaleur : une machine de 3 500 W dégage autant qu’un gros radiateur électrique. Et la consommation : votre compteur Linky va signaler un pic anormal, et votre fournisseur d’énergie pourrait poser des questions.
NOTE
Un ASIC produit entre 70 et 80 dB de bruit continu (équivalent aspirateur industriel) et dégage autant de chaleur qu’un radiateur de 3 500 W. Prévoyez isolation phonique et ventilation adaptée.
Le projet de minage nucléaire français
Un fait récent mérite votre attention. Des parlementaires français ont déposé en 2025 une proposition de loi pour expérimenter le minage de bitcoin à partir du surplus d’électricité nucléaire. Le programme pilote durerait cinq ans. La France produit plus de 70 % de son électricité à partir du nucléaire (EDF, 338 000 GWh/an). Pendant les heures creuses, l’offre dépasse la demande. La France vend parfois ce surplus à prix négatif - elle paie les pays voisins pour absorber l’excédent.
L’idée : convertir cette énergie perdue en minage de bitcoin. Selon l’ADAN (Association pour le Développement des Actifs Numériques), allouer 1 GW de surplus au minage pourrait générer 100 à 150 millions de dollars de revenus annuels. La chaleur des machines serait récupérée pour chauffer des bâtiments ou des serres agricoles. Si ce projet aboutit, la France deviendrait le premier pays de l’UE à intégrer le minage crypto dans sa stratégie énergétique.
Énergie et impact environnemental
Le minage de bitcoin consomme beaucoup d’électricité. Selon le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, le réseau utilise environ 150 TWh par an - autant qu’un pays comme la Pologne. Ce chiffre alimente un débat permanent.
La question centrale n’est pas la quantité consommée, mais la source. Un mineur branché sur une centrale à charbon pollue. Un mineur alimenté par de l’hydroélectricité ou du surplus solaire, beaucoup moins. En 2025, environ 53 % de l’énergie du minage provient de renouvelables selon le Bitcoin Mining Council.
Des initiatives tentent de rendre le minage plus utile : récupération de chaleur pour chauffer des bâtiments, installation près de puits de gaz torché pour valoriser un déchet, programmes de stabilisation du réseau électrique au Texas. Le débat reste ouvert, et la preuve de travail a un coût énergétique que chacun doit peser.
Les pools de minage : fonctionnement et choix
Un mineur isolé avec un seul ASIC a une probabilité infime de résoudre un bloc. Pour lisser les revenus, la grande majorité des mineurs rejoignent un pool de minage : vous combinez votre puissance de calcul avec d’autres mineurs, et les récompenses sont partagées au prorata de votre contribution.
Les principaux pools en 2025-2026
| Pool | Part du hashrate | Mode de paiement | Frais |
|---|---|---|---|
| Foundry USA | ~30 % | FPPS | 0 % (frais intégrés) |
| AntPool | ~18-20 % | FPPS, PPLNS | 1-4 % |
| F2Pool | ~12 % | FPPS | 2,5 % |
| ViaBTC | ~10 % | FPPS, PPLNS, Solo | 1-4 % |
| Luxor | ~3 % | FPPS | 1 % |
Les modes de rémunération
Trois sigles à connaître :
- PPS (Pay Per Share) : vous êtes payé pour chaque “part” soumise, que le pool trouve un bloc ou non. Revenus stables, mais frais plus élevés. Le pool prend le risque.
- FPPS (Full Pay Per Share) : comme le PPS, mais inclut aussi les frais de transaction. C’est le mode le plus courant en 2026. Vous recevez un revenu prévisible.
- PPLNS (Pay Per Last N Shares) : le paiement dépend des blocs trouvés par le pool. Plus variable, mais potentiellement plus rentable sur le long terme. Vous partagez le risque avec le pool.
Le choix du pool dépend de votre profil. Si vous cherchez un revenu régulier, le FPPS convient. Si vous acceptez de la variance en échange de gains potentiels plus élevés, le PPLNS est une option. Vérifiez aussi la localisation des serveurs (latence), la transparence du pool et son historique.
Le chauffage par minage : transformer le problème en solution
Le minage produit de la chaleur. Beaucoup de chaleur. La plateforme K33 estime que le réseau Bitcoin génère environ 100 TWh de chaleur par an - assez pour chauffer un pays comme la Finlande.
Des entreprises françaises ont eu l’idée de récupérer cette chaleur. Le concept : intégrer des puces ASIC dans un radiateur domestique. Vous chauffez votre logement, et le minage de bitcoin réduit le coût net de votre chauffage.
Comment ça marche en pratique
Un radiateur-mineur ressemble à un radiateur électrique classique. À l’intérieur, une carte ASIC calcule des hashs SHA-256. La chaleur produite est diffusée dans la pièce par un système de ventilation. L’appareil se connecte à un pool de minage via votre box internet. Les BTC minés sont versés sur votre portefeuille.
En hiver, l’énergie sert deux fois : chauffer et miner. L’argument est simple - vous auriez de toute façon payé l’électricité pour vous chauffer. Le minage devient un “sous-produit” gratuit. En été, la machine est éteinte (ou ne sert qu’à miner, avec un problème de chaleur inutile).
TIP
Les radiateurs-mineurs (WiseMining, Heatbit) transforment la chaleur des ASIC en chauffage domestique. En hiver, l’électricité sert deux fois : vous chauffez et minez simultanément.
Rentabilité réelle
Le coût d’un radiateur-mineur tourne autour de 800 à 2 000 EUR selon la puissance. C’est bien plus cher qu’un radiateur classique (100-300 EUR). Le retour sur investissement dépend du cours du bitcoin, de la difficulté réseau et du nombre de mois de chauffe par an. Ne comptez pas devenir riche - les BTC minés couvrent une fraction de votre facture d’électricité. Mais si vous devez remplacer un radiateur électrique, l’option mérite d’être étudiée.
Des communautés comme chauffagistes.pool permettent d’échanger entre utilisateurs et de regrouper la puissance de calcul.
Les alternatives au minage traditionnel
Vous voulez participer au minage sans acheter un ASIC à 3 000 EUR et sans supporter le bruit (70+ dB) d’une machine chez vous ? Des alternatives existent.
Le cloud mining
Des entreprises louent de la puissance de calcul. Vous payez un contrat et recevez une part des BTC minés. Attention : le secteur a été truffé d’arnaques (Hashflare, BitClub Network). Vérifiez la réputation de l’opérateur et calculez la rentabilité réelle après frais avant de signer.
CAUTION
Le cloud mining a un historique chargé d’arnaques (Hashflare, BitClub Network). Vérifiez l’existence réelle des fermes, la transparence des frais et les avis indépendants avant tout engagement financier.
L’achat direct de bitcoin
Pour la majorité des particuliers, acheter du BTC sur une plateforme d’échange reste plus simple et plus rentable que le minage. Pas de matériel à gérer, pas de bruit, pas de consommation électrique à surveiller.
Après le dernier bitcoin : que se passe-t-il en 2140 ?
Le protocole Bitcoin prévoit un maximum de 21 millions de BTC. Le halving réduit la récompense de moitié tous les 210 000 blocs (environ quatre ans). Au rythme actuel, le dernier bitcoin sera miné aux alentours de 2140.
Que se passe-t-il ensuite ? Les mineurs ne disparaissent pas. Ils continuent à valider les transactions et à sécuriser le réseau. Leur seule source de revenus sera les frais de transaction payés par les utilisateurs. Ces frais existent déjà - ils représentent entre 1 et 15 % des revenus des mineurs selon la congestion du réseau.
La question ouverte : est-ce que les frais de transaction seuls suffiront à motiver assez de mineurs pour sécuriser le réseau ? Deux scénarios se dessinent. Si Bitcoin est massivement adopté et que des millions de transactions circulent chaque jour, les frais cumulés pourraient compenser la disparition de la récompense de bloc. Si l’usage stagne, la sécurité du réseau pourrait faiblir. C’est un sujet de débat parmi les développeurs et économistes de l’écosystème, mais le problème ne se posera pas avant plusieurs décennies.
Nos guides détaillés couvrent chaque étape pour se lancer : choix du matériel ASIC, installation et configuration, pools de minage, calcul de rentabilité et solutions de minage à domicile. Consultez-les pour aller plus loin.
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