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Forks Bitcoin : hard forks, soft forks et leur impact sur le réseau

Hard forks vs soft forks, Bitcoin Cash, SegWit, Taproot : comprendre les divisions de la blockchain Bitcoin et leurs conséquences pour les utilisateurs.

Forks Bitcoin : hard forks, soft forks et leur impact sur le réseau

Un fork Bitcoin, c’est une modification du code qui change les règles du protocole. Le réseau se divise alors en deux branches : une qui suit les anciennes règles, une qui applique les nouvelles. Selon le type de changement, cette division peut être temporaire ou permanente.

Les forks sont le mécanisme d’évolution de Bitcoin. Le protocole n’a pas de comité central qui décide des mises à jour. Ce sont les noeuds et les mineurs qui choisissent d’adopter ou non une modification du code. Si un changement obtient le consensus, le réseau évolue. Si deux camps s’opposent, la blockchain se sépare en deux cryptomonnaies distinctes.

Depuis 2009, Bitcoin a connu des dizaines de forks. Certains ont créé de nouvelles cryptomonnaies (Bitcoin Cash en 2017), d’autres ont amélioré le protocole sans scission (SegWit en 2017, Taproot en 2021). Comprendre les différences entre hard forks et soft forks aide à suivre l’évolution technique du réseau et à anticiper les impacts sur vos bitcoins.

Qu’est-ce qu’un fork Bitcoin

Un fork Bitcoin est une bifurcation du code source qui introduit de nouvelles règles dans le protocole. Le terme “fork” vient du développement logiciel : quand on copie un projet open source pour le modifier, on crée un “embranchement” du code original.

Sur Bitcoin, un fork se produit quand une partie du réseau adopte des règles incompatibles avec la version actuelle. Les noeuds qui acceptent ces règles rejoignent la nouvelle branche. Ceux qui refusent continuent sur l’ancienne chaîne. Si les deux branches coexistent, on obtient deux blockchains distinctes - donc deux cryptomonnaies différentes.

Les forks se déclenchent à partir d’un bloc précis. Avant ce bloc, les deux chaînes partagent le même historique. Après, elles divergent. Si vous possédiez 1 BTC avant un hard fork qui crée une nouvelle cryptomonnaie (comme Bitcoin Cash), vous vous retrouvez avec 1 BTC sur la chaîne originale et 1 BCH sur la nouvelle - à condition que votre portefeuille supporte les deux.

NOTE

Un fork Bitcoin ne fait pas disparaître vos bitcoins originaux. Si un hard fork crée une nouvelle cryptomonnaie, vous possédez le même montant sur les deux chaînes. Mais attention : les deux actifs ont des prix différents sur le marché.

Pourquoi Bitcoin fork

Trois raisons principales poussent la communauté à forker Bitcoin :

Corriger des bugs critiques. Le code Bitcoin n’est pas parfait. Quand une faille de sécurité est découverte, un patch doit être déployé rapidement. Les développeurs proposent alors un soft fork pour corriger le problème sans casser la compatibilité avec les anciens noeuds.

Améliorer les performances. Bitcoin traite environ 7 transactions par seconde. C’est peu comparé aux systèmes de paiement traditionnels. Les forks comme SegWit (2017) ou Taproot (2021) augmentent la capacité du réseau en optimisant l’utilisation de l’espace dans chaque bloc.

Divergences idéologiques. La communauté Bitcoin ne partage pas toujours la même vision. Certains veulent garder Bitcoin simple et décentralisé. D’autres préfèrent augmenter la taille des blocs pour traiter plus de transactions. Quand le désaccord est trop profond, un hard fork crée une nouvelle cryptomonnaie - comme Bitcoin Cash en 2017.

Hard fork : la rupture complète

Un hard fork est une modification du protocole qui rend les nouveaux blocs incompatibles avec les anciens noeuds. Les règles changent de façon si radicale que les noeuds qui ne mettent pas à jour rejettent automatiquement les blocs produits par les noeuds mis à jour.

Si la majorité du réseau adopte le hard fork, l’ancienne chaîne disparaît progressivement. Les mineurs migrent vers la nouvelle version, car c’est là que la récompense en BTC a de la valeur. Mais si deux groupes de taille comparable s’affrontent, les deux chaînes survivent : on obtient alors deux cryptomonnaies distinctes.

Bitcoin Cash : le hard fork le plus médiatisé

Le 1er août 2017, Bitcoin a connu son hard fork le plus controversé. Une partie de la communauté voulait augmenter la taille des blocs de 1 Mo à 8 Mo pour traiter plus de transactions. L’autre camp refusait, craignant que des blocs trop lourds centralisent le réseau en rendant le minage inaccessible aux petits opérateurs.

Résultat : Bitcoin s’est divisé en deux. La chaîne originale a gardé le nom Bitcoin (BTC). La nouvelle s’est appelée Bitcoin Cash (BCH). Chaque détenteur de BTC avant le fork s’est retrouvé avec le même montant en BCH. Mais les deux actifs ont immédiatement divergé en prix : le BTC valait 2 700$ au moment du fork, le BCH a démarré à 300$.

En 2025, le BTC est aux alentours de 100 000$. Le BCH tourne autour de 350$. La capitalisation de Bitcoin Cash représente moins de 1 % de celle de Bitcoin. Le marché a tranché : Bitcoin a conservé sa dominance, BCH reste une cryptomonnaie mineure.

WARNING

Après un hard fork qui crée deux cryptomonnaies, vos fonds sont dupliqués sur les deux chaînes. Mais si vous envoyez vos BTC sans précaution, vous risquez de perdre vos BCH (ou inversement). Utilisez toujours des portefeuilles qui gèrent la séparation des chaînes après un fork.

Bitcoin Gold et les autres forks mineurs

Bitcoin Cash n’est pas le seul hard fork de Bitcoin. En octobre 2017, Bitcoin Gold (BTG) a changé l’algorithme de minage pour le rendre accessible aux cartes graphiques (GPU) plutôt qu’aux ASIC. L’objectif : décentraliser le minage en permettant à plus de monde d’y participer.

Bitcoin Gold a atteint un pic à 450$ en décembre 2017, puis a chuté. En 2025, le BTG se négocie autour de 15$. Le réseau a subi plusieurs attaques 51 % entre 2018 et 2020, ce qui a détruit la confiance dans le projet.

D’autres forks ont tenté leur chance : Bitcoin Diamond, Bitcoin Private, Bitcoin SV (un fork de Bitcoin Cash). Aucun n’a réussi à s’imposer. La plupart ont disparu ou sont devenus des projets marginaux avec une capitalisation inférieure à 100 millions de dollars.

Risques des hard forks pour les utilisateurs

Un hard fork qui crée deux cryptomonnaies expose les utilisateurs à plusieurs pièges :

Replay attacks. Si vous envoyez vos BTC après un fork, la même transaction peut être rejouée sur la chaîne forkée (BCH, BTG, etc.). Résultat : vous perdez vos coins sur les deux réseaux. Pour éviter ça, les développeurs de forks ajoutent une protection appelée “replay protection”. Vérifiez toujours que le fork que vous utilisez l’implémente.

Scams et airdrops frauduleux. Chaque hard fork attire des arnaqueurs qui créent de faux sites pour voler vos clés privées. Ils vous promettent de “récupérer vos coins du fork” si vous importez votre seed phrase. Ne donnez jamais votre seed phrase à un site web ou à un service tiers.

Confusion sur les exchanges. Toutes les plateformes ne supportent pas tous les forks. Si vous stockez vos BTC sur une plateforme au moment d’un hard fork, c’est la plateforme qui décide si elle vous crédite les coins du fork ou non. Binance a distribué le BCH en 2017, mais beaucoup d’exchanges plus petits ne l’ont pas fait.

Soft fork : la mise à jour rétrocompatible

Un soft fork est une modification du protocole qui reste compatible avec les anciens noeuds. Les nouvelles règles sont plus strictes que les anciennes, mais pas incompatibles. Les noeuds non mis à jour peuvent toujours valider les blocs produits par les noeuds à jour - ils ne comprennent juste pas toutes les nouvelles fonctionnalités.

C’est l’équivalent d’une mise à jour logicielle classique. Si vous ne mettez pas à jour votre version de Bitcoin Core, votre noeud continue de fonctionner. Vous ne profitez pas des nouveautés, mais vous restez synchronisé avec le réseau.

Les soft forks ne créent pas de nouvelles cryptomonnaies. Ils améliorent le protocole de façon progressive, sans diviser la communauté. C’est pourquoi les développeurs préfèrent cette approche quand c’est possible.

SegWit : le soft fork qui a changé Bitcoin

SegWit (Segregated Witness) est le soft fork le plus important de l’histoire de Bitcoin. Activé en août 2017 au bloc 481 824, il a résolu deux problèmes majeurs :

La malléabilité des transactions. Avant SegWit, il était possible de modifier légèrement l’identifiant d’une transaction sans invalider la signature. Ça bloquait le développement du Lightning Network, car les canaux de paiement reposent sur des transactions non confirmées. SegWit a corrigé ce bug.

La capacité du réseau. En déplaçant les signatures cryptographiques dans un champ séparé (le “témoin”), SegWit a libéré de l’espace dans les blocs. Résultat : un bloc peut contenir environ 2,7 fois plus de transactions qu’avant, sans modifier la taille maximale officielle de 1 Mo.

En 2025, plus de 95 % des transactions Bitcoin utilisent SegWit. Les adresses SegWit commencent par “bc1” (format Bech32) au lieu de “1” ou “3”. Elles économisent des frais et permettent des paiements plus rapides.

TIP

Si votre portefeuille utilise encore une adresse commençant par “1” ou “3”, passez à une adresse SegWit (bc1). Vous réduirez vos frais de transaction d’environ 40 % et contribuerez à alléger le réseau.

Taproot : confidentialité et flexibilité

Taproot est le dernier soft fork majeur de Bitcoin. Activé en novembre 2021 au bloc 709 632, il regroupe trois améliorations techniques :

Signatures Schnorr (BIP 340). Elles remplacent l’ancien format ECDSA. Avantage : plusieurs signatures peuvent être agrégées en une seule. Une transaction multi-signature devient indiscernable d’une transaction classique. Ça améliore la confidentialité et réduit la taille des transactions complexes.

MAST (BIP 341). Au lieu de stocker toutes les conditions d’un smart contract sur la blockchain, seule la condition exécutée est enregistrée. Économie d’espace, gain de confidentialité.

Tapscript (BIP 342). Une évolution du langage de script de Bitcoin qui facilite l’ajout de futures fonctionnalités sans hard fork.

Taproot a ouvert la porte à des applications plus avancées sur Bitcoin. En 2023, les Ordinals (des fichiers inscrits directement sur la blockchain) ont explosé grâce à Taproot. En 2025, environ 10 % des transactions Bitcoin utilisent Taproot - un chiffre en croissance, mais encore loin des 95 % de SegWit.

Pourquoi les soft forks sont préférés

Les développeurs Bitcoin favorisent les soft forks pour trois raisons :

Pas de division du réseau. Un soft fork ne crée pas deux cryptomonnaies. Ça évite la confusion et les risques pour les utilisateurs.

Adoption progressive. Les noeuds peuvent mettre à jour à leur rythme. Pas besoin de coordonner une mise à jour simultanée de tout le réseau.

Moins de risques de bugs. Un changement rétrocompatible limite les effets de bord. Si un bug apparaît, il est plus facile à corriger sans casser tout le réseau.

Mais les soft forks ont une limite : on ne peut pas modifier les règles de façon radicale. Si une partie de la communauté veut un changement fondamental (comme augmenter la taille des blocs), le hard fork devient inévitable.

Impact des forks sur vos bitcoins

Que vous soyez un simple utilisateur ou un holder de long terme, les forks Bitcoin ont des conséquences directes sur la gestion de vos coins.

Pendant un hard fork : récupérer vos coins du fork

Si un hard fork crée une nouvelle cryptomonnaie (comme BCH en 2017), vous possédez automatiquement le même montant sur les deux chaînes - si vous détenez vos clés privées. Voici comment procéder sans risque :

Attendez que la situation se stabilise. Juste après un fork, le réseau est instable. Les exchanges ne supportent pas forcément la nouvelle coin immédiatement. Attendez quelques jours, voire quelques semaines, avant d’agir.

Déplacez vos BTC sur une nouvelle adresse. Avant de toucher aux coins du fork, envoyez tous vos BTC vers un nouveau portefeuille dont vous contrôlez les clés. Ça protège vos BTC contre toute erreur de manipulation.

Importez votre ancienne seed phrase dans un wallet compatible. Une fois vos BTC en sécurité, utilisez un portefeuille qui supporte la nouvelle cryptomonnaie (BCH, BTG, etc.) pour importer votre ancienne seed phrase. Vos coins du fork apparaîtront. Vous pourrez alors les envoyer sur une plateforme d’échange pour les vendre ou les garder.

CAUTION

Ne donnez jamais votre seed phrase à un site web qui prétend “récupérer vos coins du fork”. C’est une arnaque classique. Utilisez uniquement des portefeuilles open source et vérifiés par la communauté.

Pendant un soft fork : rien à faire (ou presque)

Les soft forks ne nécessitent aucune action de votre part. Vos bitcoins restent vos bitcoins. Si vous utilisez un portefeuille moderne (Electrum, Ledger, Trezor), il se mettra à jour automatiquement pour supporter les nouvelles fonctionnalités.

La seule chose à vérifier : que votre portefeuille utilise bien les formats d’adresse récents (SegWit, Taproot) pour profiter des frais réduits et des gains de confidentialité. Si ce n’est pas le cas, migrez vos fonds vers une adresse compatible.

Forks et fiscalité en France

En France, la réception de coins issus d’un hard fork ne déclenche pas d’imposition immédiate. L’administration fiscale considère que vous n’avez pas réalisé de gain tant que vous n’avez pas vendu ces coins.

Mais dès que vous convertissez vos coins du fork en euros (ou en une autre cryptomonnaie), c’est un fait générateur d’impôt. La plus-value est calculée sur la valeur de vente, moins le prix d’acquisition initial (nul si vous avez reçu les coins gratuitement lors du fork).

Exemple : vous détenez 0,5 BTC avant le fork BCH de 2017. Vous recevez 0,5 BCH. En 2018, vous vendez vos BCH à 500$ pièce (250$ au total). Cette somme est imposable selon le régime des plus-values sur cryptomonnaies (flat tax de 30 % en 2025).

Forks mineurs et scams : apprendre à les reconnaître

Tous les forks Bitcoin ne méritent pas votre attention. Depuis 2017, des dizaines de projets ont forké Bitcoin pour créer de nouvelles cryptomonnaies. La plupart ont disparu ou sont devenus des arnaques.

Les signaux d’alerte d’un fork douteux

Promesses de gains faciles. Si le site du fork vous promet de multiplier vos coins par 10 ou vous garantit un rendement, c’est une arnaque. Les vrais forks ne promettent rien.

Demande de clés privées. Aucun fork légitime ne vous demandera d’envoyer votre seed phrase ou vos clés privées. Si un site le fait, fuyez.

Pas de code source public. Bitcoin est open source. Un fork sérieux publie son code sur GitHub ou GitLab. Si le projet refuse de partager son code, c’est louche.

Équipe anonyme ou inconnue. Les développeurs de Bitcoin Cash, Bitcoin Gold et autres forks majeurs sont identifiés publiquement. Si personne ne sait qui dirige le projet, méfiance.

Capitalisation inférieure à 10 millions de dollars. Les forks qui ne dépassent pas ce seuil après six mois d’existence sont généralement morts. Pas de volume d’échange, pas de développeurs actifs, pas d’avenir.

Faut-il garder ses coins des forks mineurs ?

Dans la plupart des cas, non. Récupérer vos coins sur un fork mineur demande du temps et comporte des risques (replay attacks, portefeuilles douteux). Si la valeur totale de vos coins du fork est inférieure à 50 €, ça ne vaut pas le coup.

Les seuls forks qui méritent attention sont ceux qui ont une capitalisation supérieure à 500 millions de dollars, un volume d’échange quotidien significatif et une communauté active. En 2025, seul Bitcoin Cash (BCH) remplit ces critères parmi les forks de Bitcoin.

Forks et avenir de Bitcoin

Les forks font partie de l’ADN de Bitcoin. Tant que le réseau reste décentralisé, des développeurs proposeront des modifications, et des désaccords émergeront. C’est le prix de l’absence d’autorité centrale.

Les prochains soft forks en discussion

Plusieurs propositions de soft forks sont sur la table en 2025 :

BIP-324 (transport chiffré). Ce soft fork chiffrerait les communications entre noeuds pour empêcher les FAI et les gouvernements d’espionner le trafic Bitcoin. Pas encore de date d’activation, mais le développement avance.

OP_CAT. Une modification du langage de script qui permettrait des contrats plus complexes sur Bitcoin. Controversé : certains craignent que ça augmente la surface d’attaque du réseau.

BIP-119 (CTV - CheckTemplateVerify). Permettrait de créer des transactions avec des conditions de dépense programmées. Utile pour des applications comme les coffres-forts Bitcoin ou les paiements différés. En débat depuis 2020.

Chaque proposition suit le même processus : proposition, débat, tests sur testnet, activation si consensus. Ça prend des années. Bitcoin ne se précipite jamais.

Les hard forks sont-ils terminés ?

Depuis Bitcoin Cash en 2017, aucun hard fork majeur n’a divisé Bitcoin. La communauté a appris de cette crise. Les développeurs privilégient les soft forks pour éviter les scissions. Et les exchanges refusent de lister les forks mineurs, ce qui décourage les projets opportunistes.

Mais un nouveau hard fork reste possible. Si un désaccord fondamental surgit (par exemple sur la taille des blocs ou l’algorithme de consensus), une partie de la communauté pourrait forker. L’histoire de Bitcoin montre que les conflits idéologiques ne disparaissent pas - ils se calment temporairement.

IMPORTANT

Bitcoin a survécu à plusieurs guerres de forks. Le réseau est sorti plus fort de chaque crise. C’est la preuve que la décentralisation fonctionne : personne ne peut imposer sa vision, le marché et les utilisateurs tranchent.

Conseils pratiques pour gérer les forks

Vous n’avez pas besoin d’être développeur pour naviguer sereinement dans l’univers des forks Bitcoin. Quelques règles simples suffisent.

Contrôlez vos clés privées. Si vos bitcoins sont sur une plateforme d’échange au moment d’un fork, c’est la plateforme qui décide si elle distribue les coins du fork ou non. En stockant vos BTC sur un portefeuille dont vous contrôlez les clés (Ledger, Trezor, Electrum), vous gardez la main.

Attendez avant d’agir. Les premiers jours après un fork sont chaotiques. Le prix des coins du fork fluctue violemment, les portefeuilles ne supportent pas tous la nouvelle chaîne, les exchanges activent le trading en décalé. Laissez passer quelques semaines avant de récupérer vos coins.

Déplacez vos BTC d’abord. Avant d’importer votre seed phrase dans un wallet du fork, transférez tous vos BTC vers une nouvelle adresse. Ça protège vos fonds principaux contre toute erreur.

Vérifiez la réputation du portefeuille. N’utilisez que des wallets open source, audités et recommandés par la communauté. Évitez les portefeuilles inconnus qui apparaissent soudainement après un fork.

Ignorez les forks sans capitalisation. Si un fork ne dépasse pas 100 millions de dollars de capitalisation six mois après sa création, passez votre chemin. Vos coins ne valent probablement rien sur cette chaîne.


Les forks Bitcoin sont à la fois un mécanisme d’évolution et une source de controverse. Ils permettent au réseau de s’améliorer sans autorité centrale, mais créent aussi des risques pour les utilisateurs mal informés. En comprenant la différence entre hard forks et soft forks, vous naviguez plus sereinement dans cet écosystème en mouvement permanent.

Bitcoin continuera de forker. C’est inscrit dans sa nature décentralisée. Mais chaque fork est un test : seul le réseau qui offre le meilleur compromis entre sécurité, décentralisation et utilité survivra sur le long terme. Depuis 2009, Bitcoin a passé tous les tests.

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Cryptus

Fondateur de CryptoSous. Investisseur crypto depuis 2017, il écrit des guides pratiques depuis 2019.

Cet article est publie a titre informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptomonnaies sont des actifs volatils. Faites vos propres recherches avant toute decision financiere.