Qu’est-ce que Toncoin ?
Toncoin (TON) est le token natif de The Open Network, une blockchain de couche 1 conçue à l’origine par les frères Nikolai et Pavel Durov - les fondateurs de Telegram. Le projet, alors baptisé Telegram Open Network, a démarré en 2018 avec une levée de fonds privée de 1,7 milliard de dollars auprès d’investisseurs institutionnels. C’était l’une des plus grosses ICO de l’histoire de la crypto.
Mais en octobre 2019, la SEC américaine a bloqué l’émission des tokens, considérant qu’il s’agissait de titres financiers non enregistrés. Telegram a rendu les fonds aux investisseurs et abandonné le projet en mai 2020. L’histoire aurait pu s’arrêter là.
Elle a pris un tournant inattendu. Une communauté de développeurs open-source, regroupée sous le nom NewTON puis TON Foundation, a repris le code source et relancé le réseau de manière indépendante. Entre 2020 et 2023, le projet a évolué sans lien officiel avec Telegram. Puis en 2023-2024, Telegram a fait volte-face : l’application de messagerie a intégré un portefeuille crypto (TON Space), un bot de paiement (@wallet), et a adopté TON comme sa blockchain de référence. Avec plus de 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur Telegram, cette adoption a propulsé TON dans le top 10 des cryptomonnaies.
En termes de capitalisation, Toncoin oscille entre 10 et 20 milliards d’euros selon les conditions de marché. Le supply en circulation atteint environ 5,1 milliards de TON. Le réseau utilise un mécanisme de Proof of Stake et intègre un système de burn des frais de transaction qui exerce une pression déflationniste sur le supply total.
NOTE
L’ICO de Telegram en 2018 a levé 1,7 milliard de dollars - un record pour l’époque. Après l’intervention de la SEC, Telegram a remboursé les investisseurs et payé une amende de 18,5 millions de dollars. Le réseau actuel est le fruit du travail de la communauté open-source, pas de Telegram directement.
Comment fonctionne TON ?
Architecture multi-chain : masterchain, workchains et shardchains
TON se distingue par une architecture à plusieurs niveaux, conçue pour monter en charge de manière horizontale. Là où la plupart des blockchains de couche 1 reposent sur une seule chaîne, TON empile trois types de chaînes qui interagissent entre elles :
- Masterchain : la chaîne principale. Elle stocke la configuration du réseau, la liste des validateurs actifs, et les hachages des derniers blocs de chaque workchain et shardchain. C’est le registre central qui coordonne l’ensemble.
- Workchains : des chaînes secondaires qui peuvent avoir leurs propres règles (format d’adresse, machine virtuelle, types de transactions). Le protocole autorise jusqu’à 2^32 workchains en théorie. En pratique, une seule workchain est active aujourd’hui (la workchain 0, qui gère les smart contracts et les transferts de TON).
- Shardchains : chaque workchain peut se diviser automatiquement en shardchains lorsque la charge augmente. C’est le sharding dynamique - les chaînes se divisent et fusionnent en fonction du trafic, sans intervention humaine.
Cette architecture permet en théorie un débit quasi-illimité. En conditions réelles, le réseau traite plusieurs dizaines de milliers de transactions par seconde quand il est sollicité, avec un temps de finalité d’environ 5 secondes. Les tests de charge menés par la communauté ont atteint plus de 100 000 TPS en environnement contrôlé - un chiffre élevé, même s’il faut distinguer les benchmarks des performances quotidiennes réelles.
Consensus Proof of Stake et validateurs
TON utilise un mécanisme de Proof of Stake (PoS) avec un ensemble de validateurs qui sont sélectionnés tous les 18 heures via un processus d’enchères. Pour devenir validateur, il faut miser un montant important de TON (plusieurs centaines de milliers de tokens). Les validateurs qui se comportent mal - qui valident des transactions frauduleuses ou qui sont hors ligne - perdent une partie de leur mise (slashing).
Les nominateurs peuvent aussi déléguer leurs TON à des validateurs via des pools de staking, sans gérer eux-mêmes l’infrastructure technique. Les récompenses annuelles tournent autour de 3 à 5%, un rendement modéré comparé à certains réseaux concurrents.
TIP
Pour staker du TON sans être validateur, utilisez les pools de nomination accessibles directement depuis TON Space ou des portefeuilles comme Tonkeeper. Le seuil d’entrée est bas (quelques TON suffisent) et le processus est entièrement non-custodial.
Performances techniques
| Métrique | Valeur |
|---|---|
| Débit théorique | 100 000+ TPS (tests de charge) |
| Débit réel | plusieurs milliers de TPS |
| Temps de finalité | ~5 secondes |
| Frais de transfert | ~0,005 TON (~0,02 EUR) |
| Nombre de validateurs | ~350-400 actifs |
L’intégration avec Telegram
TON Space et @wallet
L’atout principal de TON tient en un chiffre : 900 millions. C’est le nombre d’utilisateurs actifs mensuels de Telegram. Aucune autre blockchain n’a accès à une base d’utilisateurs de cette taille via une intégration native.
Telegram a intégré TON de plusieurs manières :
TON Space est un portefeuille non-custodial intégré directement dans l’application Telegram. Les utilisateurs peuvent stocker, envoyer et recevoir du TON et des jettons (les tokens TRC-20 de TON) sans quitter la messagerie. L’expérience utilisateur vise la simplicité : pas besoin de télécharger une application séparée ni de gérer une seed phrase lors de la création initiale (même si la sauvegarde reste recommandée).
@wallet est un bot Telegram qui permet d’acheter du TON par carte bancaire, de l’envoyer à d’autres utilisateurs Telegram via leur nom d’utilisateur, et de faire des échanges P2P. Ce bot custodial (les clés sont gérées par un tiers) sert de porte d’entrée pour les utilisateurs qui découvrent la crypto.
Telegram Stars, le système de monétisation de Telegram, est partiellement connecté à l’écosystème TON. Les créateurs de contenu et développeurs de bots peuvent convertir leurs revenus en TON.
IMPORTANT
TON Space est un portefeuille non-custodial (vous contrôlez vos clés), tandis que @wallet est custodial (un tiers gère vos fonds). Pour des montants importants, privilégiez TON Space ou un portefeuille externe comme Tonkeeper. La distinction est la même qu’entre un vrai portefeuille crypto et un compte sur une plateforme d’échange.
Les mini-apps : le catalyseur d’adoption
Le phénomène qui a mis TON sous les projecteurs en 2024, c’est l’explosion des mini-apps Telegram. Ces applications légères, construites en HTML5 et accessibles directement dans Telegram, peuvent interagir avec la blockchain TON pour les paiements et les récompenses.
Deux mini-apps ont marqué l’année 2024 :
Notcoin a lancé la tendance du “tap-to-earn” - un jeu où les utilisateurs tapaient sur leur écran pour accumuler des points, convertibles ensuite en tokens NOT sur la blockchain TON. Le jeu a attiré plus de 35 millions de joueurs et le token NOT a atteint une capitalisation de plusieurs milliards de dollars après son lancement. L’engouement a été massif, en particulier dans les pays émergents (Nigéria, Inde, Indonésie, pays de la CEI).
Hamster Kombat a poussé le concept plus loin, avec un jeu de gestion inspiré des idle games. Le projet a revendiqué plus de 300 millions d’utilisateurs inscrits, même si le nombre de joueurs actifs quotidiens était bien inférieur. L’airdrop du token HMSTR a généré un pic d’activité sur la blockchain TON, avec des millions de portefeuilles créés en quelques semaines.
Ce modèle de mini-apps rappelle l’écosystème WeChat en Chine, où des millions de mini-programmes fonctionnent à l’intérieur de l’application de messagerie. La différence : ici, les transactions passent par une blockchain publique, ce qui ouvre la porte à des usages DeFi, NFT et de paiement que WeChat ne permet pas.
L’écosystème TON
Au-delà des mini-apps virales, TON développe un écosystème de services décentralisés :
- USDT natif sur TON : Tether a lancé l’USDT nativement sur TON en avril 2024, un tournant pour l’écosystème. En 2025, l’USDT représente environ 540 millions de dollars sur le réseau, soit la grande majorité des stablecoins en circulation sur TON. MoonPay a aussi intégré sa fonctionnalité “Deposits” dans le portefeuille TON de Telegram, permettant de déposer des BTC, ETH ou stablecoins d’autres blockchains sans devoir d’abord acheter du Toncoin.
- DeDust et STON.fi : les deux DEX (plateformes d’échange décentralisées) principaux de TON. Ils permettent d’échanger des jettons avec des pools de liquidité. La TVL combinée reste modeste face à Ethereum ou Solana, mais elle croît rapidement.
- Jettons : le standard de token sur TON (équivalent des ERC-20 sur Ethereum). Des dizaines de projets ont lancé leurs tokens sur TON, avec une activité spéculative importante autour des memecoins et des tokens de mini-apps.
- TON DNS : un service de noms de domaine décentralisé qui permet d’associer un nom lisible (comme “alice.ton”) à une adresse TON. Les noms .ton se négocient comme des NFT.
- TON Storage : un système de stockage distribué inspiré de BitTorrent, qui permet de stocker des fichiers de manière décentralisée sur le réseau TON.
- TON Proxy : un service de proxy décentralisé pour accéder à des sites hébergés sur TON sans passer par les serveurs classiques.
Langages de développement
Les smart contracts sur TON sont écrits en FunC (un langage bas-niveau spécifique à TON) ou en Tact (un langage de plus haut niveau, plus accessible aux développeurs). La TVM (TON Virtual Machine) n’est pas compatible avec l’EVM d’Ethereum, ce qui signifie que les contrats Solidity ne peuvent pas être portés directement sur TON. C’est un frein pour attirer les développeurs de l’écosystème Ethereum, qui doivent apprendre un nouveau langage. Mais Tact, lancé en 2023, réduit cette barrière avec une syntaxe plus intuitive.
L’affaire Durov et ses conséquences
Le 24 août 2024, Pavel Durov a été arrêté à l’aéroport du Bourget, en France. Les autorités françaises lui reprochaient de ne pas avoir coopéré dans des enquêtes sur des activités criminelles facilitées par Telegram (blanchiment, trafic, contenus pédopornographiques). Durov a été mis en examen et interdit de quitter le territoire français.
L’impact sur TON a été immédiat : le cours du Toncoin a chuté de plus de 20% dans les 48 heures suivant l’arrestation. La capitalisation du réseau a perdu plusieurs milliards de dollars en quelques jours. L’événement a rappelé au marché la dépendance de TON vis-à-vis de Telegram et de son fondateur.
Depuis, Telegram a renforcé sa coopération avec les autorités de plusieurs pays et Durov a fait des déclarations rassurantes sur la continuité du projet. La TON Foundation a aussi souligné que le réseau fonctionne de manière décentralisée, indépendamment de Telegram et de Durov. En pratique, le cours de TON a récupéré une partie de ses pertes dans les mois suivants, mais l’épisode a laissé des traces dans la perception du risque lié au projet.
CAUTION
L’arrestation de Pavel Durov en France a démontré que le risque réglementaire ne pèse pas seulement sur le token, mais aussi sur l’infrastructure même de distribution (Telegram). Un durcissement réglementaire envers Telegram dans plusieurs pays pourrait affecter directement l’écosystème TON.
Tokenomics et mécanismes économiques
Le supply total de TON est d’environ 5,1 milliards de tokens. Contrairement à Bitcoin (21 millions max) ou Ethereum (pas de plafond mais émission réduite), TON a un modèle inflationniste modéré, compensé par un mécanisme de burn.
Chaque année, de nouveaux TON sont émis pour récompenser les validateurs (inflation d’environ 0,6% par an). En parallèle, 50% des frais de transaction sont brûlés. Quand l’activité réseau est forte - comme lors des airdrops de mini-apps - le burn peut dépasser l’émission, rendant le token temporairement déflationniste.
La distribution initiale a été relativement équitable pour un projet crypto : les premiers tokens ont été distribués via un mécanisme de “minage” PoW accessible à la communauté entre 2020 et 2022, avant la transition vers le PoS. La TON Foundation et les premiers contributeurs détiennent une part du supply, mais la concentration est moindre que chez certains concurrents.
Points forts de Toncoin
Distribution via Telegram. Avec 900 millions d’utilisateurs, Telegram offre à TON un canal de distribution qu’aucune autre blockchain ne possède. La friction pour créer un portefeuille TON depuis Telegram est minimale - un avantage concret face à la complexité habituelle de l’onboarding crypto.
Architecture technique ambitieuse. Le sharding dynamique et l’architecture multi-chain permettent une montée en charge théorique quasi-illimitée. Les performances réelles du réseau, avec des milliers de TPS et une finalité en 5 secondes, sont parmi les meilleures du marché pour un layer 1.
Écosystème de mini-apps. Le modèle “app-in-app” à la WeChat, combiné à la blockchain, ouvre un espace d’innovation que peu de concurrents explorent. Les mini-apps ont déjà prouvé leur capacité à attirer des dizaines de millions d’utilisateurs.
Communauté active et développement soutenu. La TON Foundation est bien financée et le rythme de développement est élevé. Le passage de la communauté open-source à un projet soutenu par Telegram a accéléré les mises à jour du protocole, la documentation et les outils pour les développeurs.
Frais bas et rapidité. Les transactions coûtent une fraction de centime et se confirment en quelques secondes - des prérequis pour les micro-paiements et les jeux blockchain.
Points faibles de Toncoin
Dépendance à Telegram. C’est le revers de la médaille. Si TON tire sa force de Telegram, il en dépend aussi. Une interdiction de Telegram dans un pays important, un changement de stratégie de l’entreprise, ou des problèmes juridiques prolongés pour Durov pourraient fragiliser l’ensemble de l’écosystème. La blockchain TON peut techniquement fonctionner sans Telegram, mais son adoption de masse en dépend largement.
Risque réglementaire amplifié. L’arrestation de Durov en France a montré que les autorités surveillent Telegram de près. Des régulateurs pourraient exiger le retrait des fonctionnalités crypto de l’application, ce qui couperait TON de son principal canal de distribution. Ce risque est plus aigu que pour les blockchains qui ne dépendent pas d’une seule application centralisée.
Écosystème DeFi encore jeune. DeDust et STON.fi proposent des services de base (swap, pools de liquidité), mais la TVL totale de TON reste modeste comparée à Ethereum, Solana ou même Arbitrum. Les protocoles de lending, les produits dérivés on-chain et les stablecoins natifs sont encore au stade de développement.
Langages de programmation propriétaires. FunC et Tact ne sont utilisés que sur TON. Les développeurs Solidity (le plus grand pool de devs blockchain) doivent apprendre un nouveau langage pour construire sur TON. C’est un frein à l’adoption par les développeurs, même si Tact simplifie la courbe d’apprentissage.
Qualité variable des mini-apps. L’engouement pour les mini-apps tap-to-earn a attiré beaucoup de projets de faible qualité, des copies superficielles et des tokens sans utilité réelle. Le taux de rétention des utilisateurs après les airdrops est souvent faible. Le risque : que TON soit associé à une vague de spéculation éphémère plutôt qu’à des applications durables.
WARNING
La majorité des mini-apps tap-to-earn sur Telegram sont des projets spéculatifs à courte durée de vie. Avant de consacrer du temps ou de l’argent à un jeu blockchain sur TON, vérifiez l’équipe, le modèle économique et la tokenomics du projet. Beaucoup de tokens de mini-apps perdent 80 à 90% de leur valeur après l’airdrop initial.
Notre avis sur Toncoin
Notre verdict sur Toncoin est positif. Le projet bénéficie d’un avantage de distribution unique dans l’industrie crypto, associé à une architecture technique solide et un écosystème en expansion rapide.
L’intégration avec Telegram change la donne en termes d’accessibilité. Là où la plupart des blockchains peinent à franchir le cap des quelques millions d’utilisateurs, TON peut toucher des centaines de millions de personnes via une application qu’elles utilisent déjà au quotidien. Les mini-apps ont prouvé que ce canal fonctionne - Notcoin et Hamster Kombat ont embarqué des dizaines de millions d’utilisateurs qui n’avaient jamais utilisé de crypto auparavant.
L’architecture multi-chain avec sharding dynamique est bien conçue pour supporter cette croissance. Les performances techniques sont au rendez-vous, et la feuille de route du réseau (workchains supplémentaires, interopérabilité, stablecoins natifs) montre une vision à long terme.
Le risque principal reste la dépendance à Telegram. L’arrestation de Durov en 2024 a montré que cette concentration crée une vulnérabilité systémique. Si Telegram devait prendre ses distances avec TON pour des raisons réglementaires, l’adoption massive promise pourrait s’évaporer. C’est un pari : si Telegram maintient et approfondit son intégration avec TON, le potentiel est considérable. Si la relation se dégrade, le projet perd son principal avantage compétitif.
Pour un investisseur, TON est un projet asymétrique : le scénario haussier (adoption massive via Telegram, écosystème DeFi mature, mini-apps à forte rétention) est très attractif. Le scénario baissier (régulation hostile, rupture avec Telegram, spéculation éphémère) est réel. Une allocation mesurée dans un portefeuille diversifié peut se justifier pour ceux qui croient au potentiel de la distribution via la messagerie.
Un projet techniquement ambitieux avec un avantage de distribution sans équivalent, mais dont le destin est intimement lié à celui de Telegram et de son fondateur.
FAQ
Toncoin est-il un bon investissement en 2025 ?
TON se situe dans le top 10-15 des cryptomonnaies par capitalisation (10-20 milliards d’euros). Le projet bénéficie d’un canal de distribution unique via Telegram (900 millions d’utilisateurs) et d’une architecture technique performante. Les risques spécifiques incluent la dépendance à Telegram, la situation juridique de Pavel Durov et la qualité variable des mini-apps. Comme pour tout investissement crypto, n’allouez que ce que vous êtes prêt à perdre et diversifiez votre portefeuille.
Quelle est la différence entre TON et Telegram ?
TON (The Open Network) est une blockchain publique décentralisée avec son propre token (Toncoin). Telegram est une application de messagerie privée fondée par Pavel Durov. Les deux projets sont liés mais distincts : Telegram a intégré des fonctionnalités TON (portefeuille TON Space, bot @wallet, mini-apps) mais ne contrôle pas la blockchain TON, qui est gérée par la TON Foundation et les validateurs du réseau. La blockchain TON peut fonctionner sans Telegram, mais son adoption de masse dépend largement de cette intégration.
Où acheter du TON en France ?
Toncoin est disponible sur les principales plateformes d’échange accessibles en France : Binance, Kraken, OKX, Bybit et KuCoin. Vous pouvez aussi acheter du TON directement dans Telegram via le bot @wallet (par carte bancaire). Pour les plateformes enregistrées PSAN auprès de l’AMF, vous bénéficiez d’un cadre réglementaire plus protecteur. Comparez les frais avant d’acheter : ils varient de 0,1% à 2,5% selon la plateforme et la méthode de paiement.
Les mini-apps Telegram sont-elles sûres ?
La sécurité des mini-apps varie énormément d’un projet à l’autre. Les mini-apps interagissent avec la blockchain TON pour les paiements et les airdrops, ce qui implique un risque financier si le projet est frauduleux ou mal conçu. Avant de connecter votre portefeuille à une mini-app, vérifiez la réputation de l’équipe, lisez les conditions d’utilisation, et ne donnez jamais accès à plus de fonds que nécessaire. Les jeux tap-to-earn les plus connus (Notcoin, Hamster Kombat) ont fonctionné comme annoncé, mais de nombreux clones de moindre qualité ont aussi émergé.
TON est-il vraiment décentralisé ?
Le réseau compte 350 à 400 validateurs actifs, ce qui le place dans une position intermédiaire : plus décentralisé que TRON (27 validateurs) ou BNB Chain (21 validateurs), mais moins qu’Ethereum (900 000+ validateurs). Le code est open-source et la TON Foundation coordonne le développement sans le contrôler de manière exclusive. Le point de centralisation principal reste l’intégration avec Telegram - une entreprise privée qui peut modifier ou retirer les fonctionnalités TON de son application à tout moment.