Les investisseurs se demandent souvent s’ils doivent mettre leur argent dans le bitcoin ou dans des actions. La question n’a rien d’idéologique. Elle porte sur des chiffres, des mécanismes de marché et des objectifs personnels. Cet article compare les deux actifs sans hype ni militantisme.
Bitcoin : 125 000 dollars en septembre 2025, puis 67 000 dollars début février 2026. Une chute de 46 % en moins de cinq mois. Le S&P 500, sur la même période, a gagné environ 8 %. Voilà pour le contexte récent. Maintenant, regardons comment ces deux types d’actifs fonctionnent vraiment.
Bitcoin et actions : deux actifs différents
Bitcoin est une monnaie numérique décentralisée. Aucune entreprise ne le contrôle, aucun État ne peut en créer plus que le protocole ne le permet. L’offre est limitée à 21 millions d’unités. Environ 19,8 millions circulent déjà. Le code source est public, le réseau fonctionne depuis 2009 sans interruption.
Les actions représentent des parts de propriété dans une entreprise. Quand vous achetez une action Apple ou Total, vous possédez une fraction de cette société. Vous avez droit aux bénéfices (dividendes) et à la valorisation si l’entreprise croît. Si elle fait faillite, votre action ne vaut plus rien.
La différence fondamentale : le bitcoin n’a pas de PDG, pas de conseil d’administration, pas de chiffre d’affaires. Une action dépend de la performance d’une entreprise, de son secteur, de la conjoncture économique. Bitcoin dépend de l’adoption, de la demande des investisseurs et de la perception de sa rareté.
NOTE
Bitcoin est un actif monetaire programmable. Les actions sont des titres de propriete d’entreprises productives. Comparer les deux, c’est comparer deux philosophies d’investissement.
Volatilité : le principal point de divergence
La volatilité mesure l’amplitude des variations de prix. Plus un actif est volatil, plus son cours bouge vite et fort.
Le bitcoin bat tous les records. Sur les cinq dernières années, sa volatilité annuelle moyenne tourne autour de 70 à 80 %. Le S&P 500 affiche une volatilité de 15 à 20 % sur la même période. Concrètement, une variation de 10 % en une journée est rare sur les actions - elle arrive plusieurs fois par mois sur le bitcoin.
Exemple chiffré : entre le 19 et le 26 janvier 2026, le bitcoin a perdu 28 % de sa valeur en sept jours. Le S&P 500, sur sa pire semaine de 2025, a chuté de 5,5 %. L’amplitude n’a rien à voir.
Cette volatilité a deux conséquences. D’un côté, elle génère des rendements spectaculaires quand le marché monte. De l’autre, elle peut effacer des mois de gains en quelques jours. Les investisseurs en actions vivent rarement ce type de stress.
WARNING
La volatilite du bitcoin n’est pas un bug, c’est une caracteristique structurelle. Si vous ne supportez pas de voir votre portefeuille perdre 30% en une semaine, les actions sont un choix plus sense.
Rendements historiques : avantage au bitcoin sur le long terme
Le bitcoin surperforme les actions sur toutes les fenêtres longues. Mais il les sous-performe souvent sur des périodes courtes.
| Période | Rendement BTC | Rendement S&P 500 |
|---|---|---|
| 2020 | +305 % | +16 % |
| 2021 | +60 % | +27 % |
| 2022 | -65 % | -19 % |
| 2023 | +155 % | +24 % |
| 2024 | +120 % | +23 % |
| 2025 | -20 % | +25 % |
Un investisseur qui a acheté 1 000 euros de bitcoin en janvier 2020 possédait environ 12 300 euros fin 2024, malgré la baisse de 2022. Le même investisseur qui a placé 1 000 euros sur un ETF S&P 500 détenait environ 1 900 euros - un rendement respectable, mais cinq fois inférieur.
L’écart se creuse encore plus sur 10 ans. Bitcoin a affiché un rendement annuel moyen de +230 % entre 2014 et 2024. Le S&P 500, sur la même période, a fait environ +12 % par an. Mais ce rendement bitcoin cache des périodes de -80 % pendant lesquelles beaucoup d’investisseurs ont vendu à perte.
La clé : la durée de détention. Les études montrent que 99,9 % des investisseurs qui ont acheté du bitcoin et l’ont conservé au moins quatre ans sont en profit. Sur des périodes de moins d’un an, ce chiffre tombe à 50-60 %.
Dividendes vs hausse de prix
Les actions de grandes entreprises versent des dividendes. Apple, par exemple, reverse environ 0,5 % de sa valorisation chaque année aux actionnaires. Les entreprises du CAC 40 affichent un rendement moyen de 3 à 4 % par an en dividendes, en plus de la valorisation du cours.
Le bitcoin ne verse rien. Son seul rendement vient de la hausse du cours. Vous achetez à 50 000 dollars, vous vendez à 100 000 dollars, vous doublez votre capital. Mais entre-temps, vous ne recevez aucun flux de trésorerie.
Cette différence compte pour les investisseurs qui cherchent un revenu passif. Les dividendes permettent de vivre partiellement de son portefeuille sans vendre ses actions. Avec le bitcoin, la seule option est de vendre une partie de vos avoirs - ce qui réduit votre exposition future.
Certains services crypto proposent des “rendements” via le staking ou le lending. Mais ces mécanismes ne s’appliquent pas au bitcoin lui-même (sauf via des produits dérivés complexes et risqués comme le wrapped BTC). Pour du bitcoin pur, il n’y a pas de dividende.
TIP
Si vous cherchez un revenu regulier, les actions a dividendes sont plus adaptees. Si vous visez la valorisation pure, bitcoin offre un potentiel superieur sur le long terme.
Régulation : deux mondes opposés
Les marchés boursiers sont encadrés par des dizaines d’années de réglementation. En Europe, la directive MiFID II impose des règles strictes sur la transparence, la protection des investisseurs et les obligations des courtiers. Aux États-Unis, la SEC (Securities and Exchange Commission) surveille les entreprises cotées et peut sanctionner les manipulations de marché.
Le bitcoin évolue dans un cadre plus flou. En Europe, le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets) est entré en vigueur fin 2024. Il encadre les plateformes d’échange et les stablecoins, mais laisse beaucoup de zones grises. Aux États-Unis, la position de la SEC change selon les administrations. Sous Biden, la SEC a poursuivi plusieurs plateformes pour “offre de titres non enregistrés”. Sous Trump (depuis janvier 2025), le ton a changé - la SEC a retiré plusieurs plaintes et adopté une posture plus favorable.
Cette instabilité réglementaire crée de l’incertitude. Une annonce de la SEC ou de l’AMF peut faire chuter le cours de 10 % en une journée. Les actions ne subissent pas ce type de choc réglementaire aussi fréquemment.
Par contre, le bitcoin bénéficie d’une décentralisation qui le protège de certains risques. Aucun État ne peut fermer le réseau Bitcoin. Une entreprise, elle, peut faire faillite ou être nationalisée. Lehman Brothers valait 60 milliards de dollars en 2007. En 2008, l’action ne valait plus rien.
Accessibilité et coûts de transaction
Acheter des actions est simple. Vous ouvrez un compte chez un courtier en ligne (Boursorama, Trade Republic, Interactive Brokers), vous versez de l’argent, vous passez un ordre. Les frais varient : 0 à 2 euros par ordre chez les courtiers low-cost, 5 à 20 euros chez les banques traditionnelles. Pas de surprise.
Acheter du bitcoin demande plus d’étapes. Vous créez un compte sur une plateforme d’échange (Coinbase, Binance, Kraken), vous passez une vérification d’identité (KYC), vous transférez des euros, vous achetez du BTC. Les frais dépendent de la plateforme : 0,1 à 1,5 % du montant acheté. Si vous transférez ensuite vos bitcoins vers un portefeuille personnel (recommandé pour la sécurité), vous payez des frais de réseau - entre 1 et 10 euros selon la congestion de la blockchain.
Les ETF Bitcoin simplifient l’accès. Vous achetez l’ETF comme une action, via votre courtier habituel. Mais ces produits facturent des frais de gestion annuels : 0,20 à 0,50 % de vos avoirs. Sur un portefeuille de 10 000 euros, ça représente 20 à 50 euros par an. Les ETF actions facturent souvent moins : 0,07 à 0,30 % par an selon l’indice suivi.
Le bitcoin a un avantage sur les montants faibles. Vous pouvez acheter 10 euros de BTC sans problème. Les actions, surtout les titres chers comme Amazon (150 dollars l’action), demandent un capital minimum plus élevé - sauf si votre courtier propose les fractions d’actions.
Liquidité : bourse gagnante sur les horaires
Les marchés boursiers sont ouverts environ 7 heures par jour (9h30-16h30 heure de New York pour les actions américaines, 9h-17h30 pour Euronext Paris). En dehors de ces horaires, vous ne pouvez pas acheter ni vendre. Cette contrainte réduit le stress - vous ne surveillez pas le cours 24h/24.
Le bitcoin se négocie sans interruption, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Les plus gros mouvements de prix arrivent souvent le week-end ou la nuit (heure européenne), quand les marchés actions sont fermés. Cette disponibilité permanente est un atout si vous voulez réagir vite. Elle devient un piège si vous cédez à l’impulsion de vendre pendant une baisse nocturne.
La liquidité elle-même (le volume d’échanges) favorise les actions sur les grandes valeurs. Apple échange environ 50 à 100 millions d’actions par jour, soit 8 à 15 milliards de dollars. Le bitcoin, lui, affiche environ 30 à 50 milliards de dollars de volume quotidien sur l’ensemble des plateformes. C’est énorme pour une seule crypto, mais fragmenté sur des dizaines d’exchanges. Les spreads (écart entre prix d’achat et prix de vente) sont plus larges que sur les actions des grandes entreprises.
IMPORTANT
La disponibilite 24/7 du bitcoin est une arme a double tranchant. Elle offre de la flexibilite, mais multiplie les occasions de prendre de mauvaises decisions sous le coup de l’emotion.
Corrélation entre bitcoin et actions
Bitcoin et le S&P 500 évoluent-ils ensemble ou indépendamment ? La réponse change selon les périodes.
Entre 2018 et 2020, la corrélation était faible - autour de 0,20 à 0,30. Bitcoin montait ou baissait sans suivre les actions. Cette indépendance en faisait un bon outil de diversification.
Depuis l’arrivée des ETF Bitcoin en janvier 2024, la corrélation a grimpé. Elle a atteint 0,88 au plus haut en 2024 - les deux actifs bougeaient presque à l’unisson. Quand la Fed relevait ses taux, bitcoin et actions baissaient ensemble. Quand les marchés reprenaient, les deux montaient.
Mais cette tendance s’inverse depuis fin 2025. En janvier 2026, la corrélation sur 30 jours est retombée à 0,18. Bitcoin a chuté de 28 % tandis que le S&P 500 perdait 5 %. L’or, lui, a progressé pendant que les deux autres actifs baissaient.
Cette instabilité de la corrélation complique la gestion de portefeuille. Impossible de savoir si bitcoin se comportera comme une action risquée ou comme un actif décorrélé lors de la prochaine crise. Les investisseurs qui comptent sur cette décorrélation pour protéger leur portefeuille peuvent être déçus.
Analyse fondamentale vs analyse on-chain
Pour évaluer une action, vous regardez les fondamentaux de l’entreprise : chiffre d’affaires, bénéfices, dette, part de marché, équipe dirigeante. Les rapports trimestriels donnent des chiffres précis. Vous comparez le cours actuel au bénéfice par action (ratio P/E), aux flux de trésorerie, aux prévisions de croissance. C’est de l’analyse fondamentale classique.
Pour évaluer le bitcoin, pas de bilan comptable. Vous analysez des métriques on-chain : nombre d’adresses actives, volume de transactions, hashrate (puissance du réseau de minage), réserves sur les plateformes d’échange. Ces données sont publiques et vérifiables en temps réel sur la blockchain.
Exemple : quand les réserves de bitcoin sur les exchanges baissent, ça signale que les investisseurs retirent leurs BTC vers des portefeuilles personnels - un signe d’accumulation long terme. Quand le hashrate monte, ça montre que les mineurs investissent dans du matériel, signe de confiance dans la rentabilité future.
Ces deux approches ne se recoupent pas. Vous ne pouvez pas appliquer un P/E au bitcoin. Vous ne pouvez pas analyser le hashrate d’Apple. Chaque actif demande des compétences spécifiques.
Les investisseurs habitués aux actions peinent souvent à évaluer le bitcoin, et vice-versa. Si vous maîtrisez déjà l’analyse fondamentale, vous aurez un avantage naturel sur les actions. Si vous êtes à l’aise avec la blockchain et les métriques décentralisées, bitcoin sera plus intuitif.
Fiscalité en France : un traitement différent
Les plus-values sur actions sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique au moment de la vente, que vous convertissiez en euros ou non.
Les plus-values sur bitcoin suivent le même régime fiscal : PFU de 30 %. Mais avec une nuance : l’imposition se déclenche lors de la conversion en monnaie fiat (euros, dollars) ou lors d’un achat de bien ou service payé en crypto. Les échanges crypto-crypto ne sont pas imposables - vous pouvez vendre du bitcoin pour acheter de l’ethereum sans payer d’impôt immédiatement.
Les actions bénéficient d’abattements pour durée de détention dans certains cas (notamment sur le PEA - Plan d’Épargne en Actions). Après cinq ans de détention sur un PEA, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu - seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent. Les cryptomonnaies n’ont pas accès au PEA.
Autre différence : la déclaration. Pour les actions, votre courtier vous fournit un imprimé fiscal unique (IFU) qui liste toutes vos transactions. Pour les cryptos, vous devez calculer vous-même vos plus-values et remplir le formulaire 2086. La complexité administrative est plus lourde sur les cryptos, surtout si vous faites beaucoup de transactions.
CAUTION
Oublier de declarer un compte crypto ouvert sur une plateforme etrangere vous expose a une amende de 1 500 euros par compte et par an. Les comptes d’actions a l’etranger sont soumis a la meme regle.
Risque de perte totale : actions plus protégées
Une action peut tomber à zéro si l’entreprise fait faillite. Mais ce scénario est rare pour les grandes entreprises diversifiées. Les indices comme le S&P 500 ou le CAC 40 regroupent des dizaines ou des centaines d’entreprises - la faillite de l’une d’elles n’effondre pas l’indice.
Le bitcoin peut-il tomber à zéro ? Théoriquement oui, si tout le monde arrête d’y voir de la valeur et que le réseau cesse de fonctionner. Pratiquement, c’est peu probable après 16 ans d’existence et une adoption qui atteint des centaines de millions de personnes. Mais le risque n’est pas nul.
Par contre, le risque de perte d’accès à vos bitcoins est réel et unique à cet actif. Si vous perdez votre clé privée ou votre seed phrase, vos BTC sont perdus pour toujours. On estime que 3 à 4 millions de bitcoins sont inaccessibles - environ 20 % de l’offre totale. Avec des actions, si vous perdez vos identifiants de courtier, vous pouvez prouver votre identité et récupérer l’accès. Avec le bitcoin en auto-garde, il n’y a pas de service client pour vous dépanner.
Les plateformes d’échange crypto exposent aussi à un risque de piratage. Plus de 2 milliards de dollars ont été volés sur des services crypto en 2024. Les courtiers actions, eux, bénéficient de garanties comme le Fonds de Garantie des Dépôts (jusqu’à 70 000 euros en France) ou la SIPC (jusqu’à 250 000 dollars aux États-Unis).
Allocation dans un portefeuille diversifié
La plupart des conseillers financiers recommandent une allocation de 60 à 80 % en actions (ou fonds indiciels actions) pour un profil équilibré, le reste en obligations et liquidités. Le bitcoin ne remplace pas cette base.
Les études d’allocation optimale suggèrent entre 1 et 5 % de bitcoin dans un portefeuille total. Fidelity Digital Assets recommande 2 à 5 %. ARK Invest calcule une allocation théorique de 19,4 % pour maximiser le ratio rendement/risque, mais ce chiffre suppose une tolérance extrême à la volatilité - peu d’investisseurs tiennent psychologiquement avec autant d’exposition crypto.
Un portefeuille type pour un investisseur modéré pourrait ressembler à :
- 60 % actions (dont 40 % sur indices mondiaux, 20 % sur secteurs spécifiques)
- 30 % obligations ou fonds obligataires
- 5 % bitcoin
- 5 % liquidités
Cette répartition permet de capter le potentiel du bitcoin sans compromettre la stabilité du portefeuille. Si le BTC chute de 50 %, votre portefeuille global ne perd que 2,5 %. Si le BTC double, vous gagnez 5 % sur le total - un bonus appréciable.
La clé : ne jamais dépasser une allocation qui vous empêche de dormir. Si voir votre ligne bitcoin passer au rouge vous fait paniquer, réduisez l’exposition. L’objectif d’un portefeuille diversifié est la tranquillité d’esprit autant que le rendement.
Bitcoin ou bourse : quelle stratégie choisir
Il n’y a pas de réponse universelle. Votre choix dépend de votre profil et de vos objectifs.
Vous visez la stabilité et un revenu passif
Les actions à dividendes sont votre meilleur allié. Un portefeuille d’entreprises solides (utilities, biens de consommation, santé) verse des dividendes réguliers et offre une croissance modérée. Vous pouvez vivre partiellement de ces dividendes sans vendre vos titres.
Bitcoin n’entre pas dans cette catégorie. Pas de dividende, forte volatilité, aucun flux de trésorerie. Si vous cherchez du revenu passif, privilégiez les actions.
Vous cherchez la croissance maximale sur 5 à 10 ans
Bitcoin a surperformé tous les actifs traditionnels sur les dix dernières années. Si vous avez un horizon long, une tolérance élevée au risque et que vous pouvez ignorer les baisses de 50 %, une allocation de 5 à 10 % en bitcoin peut booster votre portefeuille.
Mais n’oubliez pas : les performances passées ne garantissent rien. Le bitcoin pourrait stagner, ou même baisser, pendant plusieurs années. Personne ne sait.
Vous débutez en investissement
Commencez par les actions via un ETF indiciel (S&P 500, MSCI World). Vous apprenez les bases : volatilité, psychologie de l’investisseur, patience. Une fois que vous comprenez comment réagir face à une baisse de 20 % sur votre portefeuille actions, vous pouvez envisager d’ajouter du bitcoin.
Acheter du bitcoin en premier investissement, c’est apprendre à conduire sur une Formule 1. Possible, mais pas recommandé.
TIP
La meilleure strategie pour la plupart des investisseurs : un coeur de portefeuille en actions indicielles (70-80%), une petite part de bitcoin (2-5%), et du cash pour profiter des opportunites. Simple, efficace, facile a tenir dans le temps.
Outils pour suivre et comparer
Pour suivre vos actions, vous avez votre interface de courtier. Pour suivre le bitcoin, plusieurs sites et apps sont utiles :
- CoinGecko et CoinMarketCap : cours en temps réel, volumes, capitalisation
- Glassnode : métriques on-chain (MVRV, réserves sur exchanges, adresses actives)
- TradingView : graphiques techniques, comparaison BTC vs indices boursiers
- Willy Woo : analyses basées sur les données blockchain, souvent pertinentes
Pour comparer directement bitcoin et actions, le site Portfolio Visualizer permet de simuler l’allocation entre différents actifs et de voir les rendements historiques selon différentes répartitions. Vous pouvez tester : 100 % S&P 500, 95 % S&P 500 + 5 % BTC, 90/10, etc. Les résultats aident à visualiser l’impact concret d’une allocation bitcoin.
Ces outils ne prédisent pas l’avenir. Ils vous donnent un contexte pour prendre des décisions informées.
Conclusion : combiner plutôt que choisir
La question “bitcoin ou bourse” est souvent mal posée. Les deux actifs ne sont pas en concurrence. Bitcoin est un actif monétaire décentralisé, à offre fixe, avec une volatilité extrême et un potentiel de rendement élevé sur le long terme. Les actions sont des parts d’entreprises productives, régulées, avec des dividendes et une croissance liée à l’économie réelle.
Un portefeuille solide intègre les deux. Les actions forment la base stable qui croît avec l’économie mondiale. Le bitcoin joue le rôle d’amplificateur de rendement, en acceptant plus de volatilité. L’allocation dépend de votre âge, votre tolérance au risque et votre horizon de temps.
Si vous avez 25 ans, un salaire stable et que vous investissez pour la retraite, vous pouvez supporter 5 à 10 % de bitcoin. Si vous avez 55 ans et que vous préparez votre retraite dans cinq ans, restez sur des actions solides et réduisez l’exposition crypto à 1-2 % maximum.
Les deux actifs ont prouvé leur utilité. Aucun n’est parfait. Mais ensemble, ils offrent un équilibre entre sécurité et croissance.
Pour aller plus loin sur l’investissement en bitcoin, consultez nos guides sur la stratégie DCA Bitcoin, les cycles du Bitcoin et Bitcoin vs or. Pour l’achat d’actions et d’ETF, les ETF Bitcoin détaillent les produits disponibles en Europe et aux États-Unis.